La cartographie

Matériel

Tout débute par les relevés.
Sur les vêtements, je ne m'étendrai pas, si vous lisez cette page, c'est que vous êtes un authentique homme des bois.
Cependant, je ne saurais que conseiller une bonne paire de bottes ou de "grosses" de montagne, pour plusieurs raisons: c'est solide, ça ne craint ni les ronces ni les serpents, c'est imperméable.
Pour le dessin en forêt, il faut se munir d'une planchette, la plus légère et rigide possible, de surface dure pour ne pas la rayer et la gondoler au premier coup de crayon rageur venu.
Attention au poids, au début on s'en moque, et au bout d'un moment ...
Les crayons: on a essentiellement besoin de 4 couleurs: le rouge pour le nivellement (plus lisible que le brun), le noir, le vert, le bleu pour les terrains humides ( ici en Côte d'Or, c'est un peu superflu (ndlr: pas en Belgique par contre)).
On peut ajouter le jaune, même si celui-ci peut se coder en noir.
Certains ajoutent toute une série de couleurs pour les différents verts.(Voir plus loin à la rubrique codages.)
L'idéal est d'utiliser des critériums 0.5 ou 0.7 (ceux-ci étant plus solides), mais les mines de couleur ne sont pas toujours faciles à trouver.
Achetez les critériums quand vous aurez mis la main sur les mines... De plus, beaucoup de ces mines de couleurs n'écrivent plus s'il fait trop froid et (ou) trop humide.
Ajoutez un crayon gomme et le taille crayon qui va avec, ce n'est pas superflu, et tellement plus précis que la gomme.
Le support doit être transparent, histoire de voir la carte de base.
Cependant, je déconseille le papier calque classique: il se gondole quand il est humide, on ne réécrit pas bien dessus quand on a gommé.
Préférer un film plastique plus épais, genre REGMA.
Bien sûr, il faut aussi une boussole. Le débat fait rage sur la nécessité d'avoir une boussole de visée ou non. Personnellement, je n'en ai pas.
Et le GPS? C'est encore très coûteux, réservé à certains professionnels.
On peut glisser aussi dans une poche un couteau et un sac en plastique, mais c'est un autre problème...
Quant au dessin final, chez soi bien au chaud, il se fait avec l'ordinateur et l'irremplaçable logiciel de M. Steinegger, OCAD.
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, on n'a plus besoin de tablette à digitaliser.
Il suffit de scanner les relevés, de choisir la bonne échelle de relevés, l'échelle finale de sortie de la carte, les relevés s'affichent en fond d'écran et c'est parti.
Il faudra un moment pour s'habituer aux courbes de Bézier, mais quelle souplesse ensuite!
Quant au matos, un bon vieux PC avec 64 MB de RAM suffit , pas la peine d'avoir le dernier Pentium.
Attention aux yeux quand même! Ceux qui travaillent devant un écran savent de quoi je parle...

Introduction Texte reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur
Bruno HABERKORN
Carte de base