Le traçage

Principes généraux

L'organisateur ne doit pas perdre de vue un principe de base, trop souvent négligé: à de très rares exceptions, les concurrents viennent aux compétitions pour le plaisir, pour s'amuser.
Il est clair qu'une minorité fera sa course sans regimber, même si c'est nul, du moment que ça lui rapporte des points en Coupe de France (ndlr: ou au Championnat de Belgique).
Mais les autres! Quel plaisir tireront-ils de farfouiller dans les ronces à la recherche d'un hypothétique trou? Ou à cavaler 2km sur un chemin tout droit?
Ne riez pas, on trouve encore ça dans le petit monde de la CO, en l'an 2000, en France (ndlr: et en Belgique).
Cette recherche du plaisir des concurrents doit guider toutes les étapes d'une organisation technique: traçage, choix des postes, aires de départ et d'arrivée...
Elle n'est pas antinomique avec la recherche de difficultés; bien évidemment, même si les parcours pour les débutants doivent rester simples, sans pour autant manquer totalement d'attraits, les tracés des autres circuits doivent présenter aux coureurs des problèmes variés: choix d'itinéraires, postes techniques, changements de direction...
J'en parlerai par la suite.
Le traçage est donc une affaire complexe, qui commence tôt avec le choix du terrain et des aires de départ et d'arrivée, pour ne s'achever qu'une fois le prébalisage terminé.
Outre les difficultés techniques évoquées plus haut, il doit prendre en compte différentes contraintes, comme le respect des jeunes plantations, des zones de repos pour le gibier, d'éventuelles zones interdites.
On rencontrera donc avec profit, si on ne connaît pas très bien la zone de course, l'agent ONF (ndlr: en Belgique, les Eaux et Forêts) de la zone de course, des habitants des villages riverains, au hasard des reconnaissances.
Ceux-ci vous indiqueront les contraintes, mais aussi des coins à ne pas manquer: arches, points de vue...

  Texte reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur
Bruno HABERKORN
Aires de départ et d'arrivée